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    Films : Spiderman 2
    par Ishar le 23 juillet 2004
    Spiderman 2 était une entreprise périlleuse. La faute aux talents de Sam Raimi, qui en faisant du premier opus un film particulièrement chargé, risquait d'être à cours de sujet pour la suite. Et pourtant non, l'incroyable réalisateur arrive à pondre un film profond et encore plus personnel que le premier. Une gageure pour une production Hollywoodienne.

    Peter Parker aimerait bien vivre sa vie d'adulte. Mais Spiderman l'empêche d'assurer ses études et son travail, éloigne ses amis et ses relations amoureuses... Pendant ce temps, Octo Octavius devient suite à une expérience catastrophique le Dr Octopus, bien décidé à terminer son projet quels que soient les risques pour la ville de New York. Osborn, qui le finance, nourrit lui progressivement sa haine pour Spiderman, l'assassin de son père.

    Bienvenue dans l'âge Adulte

    Après l'adolescence, ce sont maintenant les débuts d'adulte de Parker auxquels nous assistons. Car s'il a déjà assumé sa transformation, il faut maintenant qu'il se décide sur ce qu'il va faire de ses capacités.

    Or Spiderman, au même titre que la plupart des personnages Marvel, est autant ancré dans une problématique d'homme que de surhomme. Là où dans le premier opus Peter Parker devait assumer sa transformation, il doit désormais affronter les possibilités que celle ci lui offre. Une confrontation magnifiquement développée par Sam Raimi et des acteurs impeccables au cours de scènes simples mais émouvantes, comme celle où Parker révèle à sa tante son rôle dans le meurtre de son oncle Ben.

    La place de Spidey dans la vie de Parker (et vice versa) ne laisse pas d'ambiguïté : ils ne sont bien qu'une seule et même personne, au contraire d'un Superman par exemple, qui peut mener une vie indépendamment de Clark Kent. Cette fusion des problèmes s'exprime même par une fusion physique : à plusieurs reprises, Spiderman est démasqué et apparaît donc avec la tête de son alter-ego. L'occasion aussi de quelques traits d'humour, comme le costume de Spiderman qui déteint sur les habits de Parker au cours d'un interlude au lavomatic.

    Action !

    Le combat de Spiderman étant donc aussi celui de Parker, son importance ne peut pas être négligée par le spectateur, au contraire de nombreux de films enchaînant les scènes d'actions dont le manque de justification leur fait perdre tout intérêt - Matrix 2 en tête, n'en déplaise aux fans.
    Raimi évolue ici dans le style horrifique de ses débuts, enchaînant des plans très osés. Ainsi lorsque Doc Ock s'échappe de l'hôpital, on imagine sans difficulté les médecins se faire charcuter et le sang gicler alors que, film grand public oblige, absolument rien n'est montré (ce qui montre aussi l'imbécillité aveugle des censeurs).

    Le tout avec une inventivité et une volonté de renouvellement impressionnante, tel cet affrontement non pas sur le toit du métro mais sur son côté. Le montage nerveux est parfaitement clair et permet malgré une action rapide et aérienne de saisir tout ce qui se passe.

    Cap sur le 3

    Et comme si le film n'était déjà pas assez dense, Raimi construit en même un film-univers en continuité avec son prédécesseur - et probablement avec sa suite. Les relations entre les personnages reprennent ainsi là où elles s'étaient arrêtées, faisant référence en permanence à Spiderman 1 - ce qui, avouons le, impose de l'avoir vu pour apprécier pleinement la situation. Le meilleur exemple reste Harry Osborn, partiellement moteur de l'histoire, dont la haine de Spiderman fait référence à la conclusion de Spiderman 1, et qui n'aboutira que dans le trois. Ce qui montre aussi une volonté d'aller de l'avant, chaque protagoniste ne cessant d'évoluer au fil du temps.

    Le génie de Sam Raimi tient à cet art de montrer son amour du cinéma de genre qui lui permet, à la manière d'un Peter Jackson, de s'approprier un système habituellement peu propice à produire des films personnels. Car en dehors de quelques passages un peu longs qui ne donne pas bonne impression sur le coup, Spiderman 2 est un très, très grand film qui arrive, et ce n'est pas le moindre de ces exploits, à être meilleur que le premier.

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