Menu
   Réflexions
   Divers
   Write-Ups
   Aides de jeu

Initiation

Vie du site
Portail rapide
Voir aussi
  • Spiderman
  • Daredevil
  • X-Men 2
  • Hulk
  • La Ligue des Gentlemen Extraordinaire
  • Punisher
  • Spiderman 2
  • Incassable
  • Les Indestructibles
  • Batman Begins
  • X-Men 3
  • Superman Returns
  •  

    Films : Spiderman
    par Ishar le 27 février 2004

    Commençons par résumer : Spiderman est le meilleur film de super-héros depuis les deux premiers Batman !

    Les deux films partagent d'ailleurs de nombreux points commun. Les deux réalisateurs (Sam Raimi pour Spiderman, Tim Burton pour Batman) sont tous deux issus de cette génération de réalisateurs du début des années 80 qui prône "le décoratif, le cinéma filmé(...)" (Les cahiers du cinéma). D'ailleurs, certaines scénes de Spideman louche vers un gothique proche de celui du Gotham de Batman. Rajoutons que la musique est composée par Danny Elfman, compositeur quasi exclusif de Burton, et tout est dit !

    Thématiques en tout genre

    Sam Raimi n'a pas cédé à la tentation de simplifier la BD d'origine, au contraire. Le film aborde une multitude de thématiques : celle propre à la BD de Stan Lee et Steve Ditko en premier plan (le pouvoir entraine les responsabilités, ou, comme il a été nettement mieux dit dans le film, ce n'est pas parce que tu as la force de lui faire mal que tu as le droit de le faire), mais aussi une thématique prèsente dans toutes les BD de Marvel et chez beaucoup d'autres éditeurs : la peur et l'incompréhension face à un être différent. Raimi n'oublie pas non plus la force du scénario de la BD : un héros proche du lecteur. D'où une métaphore de l'adolescence omni-prèsente : le héros découvre son corps, ses désirs, et ses frustrations. L'ensemble est intelligement traité, et ne tombe jamais dans la facilité.

    Plein de surprises

    Côté références, les amateurs vont être gâtés. Sam Raimi, fidèle à la génération de réalisateurs dont il est issus, empile les références en tout genre. A ses propres oeuvres (le côté parfois kitsh du Green Goblin ne sont pas sans rapeller ses origines dans la série B), à celles de ces prédécesseurs sur le même thème (Encore le Batman de Burton), et aux nombreux auteurs qui ont travaillés sur Spiderman, la BD. Steve Ditko et Stan Lee (les créateurs de la série) bien sûr, puisque le film raconte les débuts du héro, mais aussi Todd McFarlane qui a révolutionné la série dans les années 90 avec son côté très noire (la dernière scéne est directement inspiré de son travail, notament le design du costume déchiré de Spidermna). Mention spéciale au générique de fin qui se termine sur le thème du vieux dessin animé Spiderman ;)

    Une bonne adaptation

    Parlons enfin de la manière dont a été adaptée la série. Elle est très fidèle à un petit détail près. Non, je ne parle pas de la toile de Spiderman, ça on s'en fout, je parle de la disparition de Gwen Stacy. Il s'agit du première amour de Peter, et c'est elle que le Green Goblin emmène en haut du pont. Mais contrairement à MJ, Peter n'arrive pas à la sauver... Avec la mort de son oncle Ben, cet événement compte à 50% dans la psychologie du personnage, et fera de MJ un éternel second choix. Dommage, mais c'est une pure déception d'un connaisseur de la BD d'origine, et à priori ça aurait pu être bien pire.

    Reste la question de ce qu'apporte cette version filmée. Réponse : de nouveaux axes à la psychologie du personnage, l'intensité des émotions et de l'action, une incarnation de figures mythiques (oncle Ben et Tante May ;...).

    Conclusion

    Une adaptation à la fois fidèle et apportant un vrai plus, un film intelligent, bien mis en scène et desservis par des acteurs bien choisis, des images esthétiques, ce film est une réussite. Il réussi là où les X-Men de Bryan Singer ont échoués. Une vrai surprise.

    Version Imprimable