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    Films : Punisher
    par Ishar le 16 juin 2004
    Pire que Daredevil, c'est possible ? Apparemment oui. Même les distributeurs français ne croient pas au film : non distribué dans le réseau MK2, et uniquement dans 3 salles sur le réseau Gaumont/Pathe de la capitale. Au point que j'ai du me rabattre sur une VF, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Impressionnant.

    Mais parlons plutôt du film. Franck Castle (Thomas Jane) est agent d'infiltration au FBI et vient de terminer avec brio sa dernière mission. Fini les opérations où il risque sa vie et celle de sa famille, direction un poste tranquille à Londres. Sauf qu'au cours de cette dernière mission, le fils de l'influent et verreux Mr Saints (John Travolta) est tué. Papa n'est pas content, Papa va déchaîner les enfers sur Castle.

    Je ne risque pas de faire de spoiler sur ce scénario archi convenu, donc comme vous vous en doutez, la famille de castle au grand complet (femme, enfant, parents, cousins...) meurt, et ce dernier devenu le Punisher part à la chasse aux pas beaux.

    Du Scénario
    Alors qu'on aurait pu espérer un polar action assez noir, on obtient de la purée. La comparaison avec Daredevil, je vous rassure, n'a pas lieu d'être : ici le scénario est assez cohérent et homogène. Sauf qu'il nous présente un Punisher tout gentil qui ne descendra, en dehors de la scène finale et des situations de légitime défense, pas plus de gens que j'ai de doigts sur la main gauche. Un Punisher qui torture à la glace à l'eau au cours de l'une des scènes les plus minable que j'ai jamais vu, imaginez la terreur !

    Pire, il devient même machiavélique : plutôt que truffer tout simplement de plomb ses ennemis, il monte un coup tordu pour qu'ils s'entretuent entre eux. Le personnage perd du coup tout son impact, d'autant plus qu'il n'a aucun charisme, pas aidé il est vrai par un acteur assez moyen (encre que ça aurait pu être pire).

    De l'Ambiance
    A défaut, on aurait pu trouver l'ambiance déjantée de la période Garth Ennis, dont le film s'inspire largement. On retrouve bien quelques éléments, comme les voisins du Punisher, le style des méchants volontairement décalé. Mais là où Ennis enfonce le clou de l'irrévérence au bazooka, le script fait du politiquement correct. Seul élément se voulant perturbateur, le bras de droit de Mr Saints est un homosexuel caché. Et oh, Messieurs les scénaristes, faudrait peut être dépasser ce stade et comprendre que mettre en scène des homosexuels n'a plus rien de "choquant", non mais !

    Le côté extrémiste du Punisher est lui même gommé, comme indiqué plus haut. Mais cet aspect étant sa caractéristique essentielle, la supprimer, c'est supprimer tout l'intérêt du personnage. La moulinette bien pensante hollywoodienne a fonctionné à fond la caisse, au point que s'en ait écœurant. Le coup du méchant homosexuel, présenté de manière particulièrement homophobe, en est l'exemple le plus choquant.

    De la mise en scène ? ?
    Les rares efforts qui auraient pu remonter un peu le film sont gâchés par une réalisation pitoyable. Jonathan Hensleigh peine à mettre en valeur ses personnages, y compris les personnages secondaires qui avaient pourtant tout pour être attachant.

    Même les scènes d'actions (très nombreuses, forcément) n'ont aucune ampleur, et sont écrasées comme des crêpes par les dialogues affligeant débités par des acteurs pitoyables, surtout Travolta (et pourtant je l'aime).

    Le film n'est donc pas seulement mauvais, comme Daredevil ; en tentant de rendre bien pensant un concept fait pour choquer, il devient écœurant au possible, et surtout cautionne partiellement ce que Ennis dénonçait justement dans la version BD. Le monde à l'envers...

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