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    Le Suicide Squad : 3. Background Succint
    par KYBerger le 25 mars 2004

    L'Univers

    On partira du principe que vous avez une vision assez claire du genre "super-héros" au sens le plus générique de l'expression. Le monde dans lequel évoluent les personnages de la Suicide Squad est le "DC Universe", c'est à dire le monde contemporain, avec une présence constante et avérée d'êtres aux capacités anormales, tels que décrits dans les différentes séries publiées par l'éditeur, sans véritables efforts autres que cosmétique pour justifier leur existence ou "crédibiliser" l'impact qu'auraient ces surhommes sur le cours de l'histoire.
    Si vous connaissez un minimum cet univers, vous n'avez quasiment aucun effort à fournir pour coller à la "continuité" .
    Si au contraire vous ne le connaissez pas (étonnant si vous pratiquez Powergame), aucune importance.
    La cosmogonie est ici une science encore moins exacte que dans la réalité ; cet univers DC est l'accumulation d'ajouts parfois contradictoires dans des centaines de titres aux aspirations diverses, quelquefois vaguement organisés par les responsables éditoriaux. Quel rapport entre le monde de John Constantine et celui de superman ? Pourtant tous deux sont apparus dans "Swamp thing", et ils évoluent dans le même univers.
    Un cadre de jeu n'est pas une encyclopédie des comics books, donc improvisez gaiement, personne ne vous en voudra... Aussi longtemps que vous vous souviendrez qu'il s'agit de Batman, Green Lantern, Superman ou Wonder woman, et pas Daredevil, les Fantastic Fours, Hulk ou les X-men...

    Quelques éléments :

    -  L'univers est parcouru de toutes sortes de forces cosmiques de type "chtulhuesque", divin, magique ou religieux (des seigneurs de l'Ordre/Chaos jusqu'à Dieu, en passant par les 7 "endless", etc, etc...).
    Conséquence : la magie est très réelle, de nombreuses créatures surnaturelles parcourent le monde, vampires, immortels, démons, anges, tueurs en série inhumains... Réalité que la plupart des citoyens ordinaires ignore totalement. DC comics ayant produit quelques mémorables séries d'horreur depuis une vingtaine d'années, et certains superheros/villains étant d'essence mystique (Deadman, Doctor Fate, Etrigan, Klarion, le Spectre, Swamp thing, Zatanna,...), celà serait dommage de ne pas en profiter.

    -  L'espace fourmille littéralement de races extra-terrestres intelligentes, souvent en avance sur nous et/ou dotées de super-pouvoirs. L'humanité est, ou a déja été, en contact avec une partie d'entre elles, fait largement connu du grand public, même si cela n'affecte que marginalement la vie quotidienne du terrien lambda - sauf en cas de conquête avortée, ce genre de choses.

    -  Il existe de nombreuses dimensions parallèles (ce point à néanmoins été clarifié par la 'Crisis') ; les plus importantes sont le plan astral, les différents plan élémentaires ("Green", "Red",...), les limbes, l'Enfer & le Paradis, le Rêve, et les dimensions des anciennes divinités (Olympe, faérie,...). Évidemment, les points de passage et les créatures en goguette ne manquent pas.

    -  La science et la technologie de pointe sont sensiblement plus avancées que sur nôtre Terre (bases spatiales, bionique, lasers militaires, clonage, robotique, téléportation de frêt,...), mais les techniques les plus exotiques et/ou puissantes sont normalement l'apanage des savants fou, super-héros, aliens, conspirations,... Les entreprises US les plus innovantes en la matière sont les laboratoires S.T.A.R. et la Lexcorp.

    -  L'existence de races intelligentes terrestres non-humaines, comme par exemple une civilisation de gorilles parlants, est connue de la communauté scientifique, mais le grand public ne semble pas prêter grande attention aux implications de cette coexistence.

    -  Les super-héros sont présents depuis la préhistoire, souvent assimilés à des divinités ou des héros mythologiques. Leur présence semble être plus ou moins massive selon les époques ; actuellement, ils sont très nombreux... Et les sociétés se sont parfaitement adaptées à la cohabitation. Les "méta-humains" suscitent l'admiration, la peur, l'envie, le malaise, l'amusement, le dégout,... selon leurs actions ou leurs réputations, mais certainement pas l'étonnement.
    Et personne ne tique vraiment devant ces costumes d'un goût parfois discutable.

    Pour résumer "Rien n'est vrai. Tout est possible. Tout est permis", comme disait l'autre.

    Le (super-)renseignement à la sauce DC


    -  La Cabale : Une conspiration du fameux complexe militaro-industriel, avec de puissants appuis au sein de l'administration fédérale, qui vise à découvrir puis exploiter le secret des "métahumains" dans un but pas franchement humaniste. Travaille à l'exportation de techniques de manipulation génétiques vers des "rogue states" comme le Qurac, pour ensuite récolter les fruits de telles "franchises". Son dirigeant (ou le porte-parole de ce dernier) communique avec ses co-conspirateurs via un miroir sans tain. La présidence US nie complètement être à la tête de cette cabale... Si vous avez besoin de Grands Méchants.

    -  Le Central Bureau of Intelligence (CBI) : Plus qu'une agence de renseignement, le CBI est un outils aux mains (dont une célèbre, car artificielle) du maitre-espion "Sarge" Steel, icône du renseignement US depuis des déçennies. Le CBI est en effet essentiellement un poste individuel au niveau ministériel, Steel parlant à voix égale avec le NSC, dont la principale activité est la surveillance de la communauté des sur-hommes.
    La doctrine officielle du gouvernement américain concernant les super-héros à toujours été un laisser-faire méfiant, et Steel souhaite depuis longtemps une démarche plus volontariste. La renaissance de la Task force X, sous la direction d'Amanda Waller, une civile inexpérimentée aux multiples appuis politiques, lui apparaît comme une provocation (sans parler d'un soupçon concernant son malaise à partager son autorité avec une femme noire). Lorsque la Task force X est dissoute après un échec de trop, le CBI est chargée de contrôler l'ensemble du "super-renseignement".

    -  Checkmate : L'agence "Checkmate" est la branche officielle d'espionnage/contre-espionnage de la centrale de renseignement paranormal "Task Force X", et est donc le pendant officiel de la Suicide squad.
    Ses effectifs sont très réduits (environ 200 ?) en comparaison des autres agences classiques, mais son budget est proportionnellement important, son personnel n'est pas soumis aux mêmes contraintes administrative ou légales, et ses objectifs sensiblement différents, tendant à se focaliser sur les menaces métahumaines, qu'elles soient criminelles, étatiques ou terroristes. Sa hiérarchie s'inspire de la nomenclature du jeu d'échec :
    Les agents de base, les Pawns/Pions, remplissent les mêmes fonctions et ont les mêmes attributs que leurs homologues habituels ; ce sont eux qui recrutent les membres de la Suicide squad.
    Les Rooks/Tours se chargent des activités sensibles (espionnage, actions extérieures, actions sous couverture,...).
    Les Bishops/Fous sont les agents traitants (ou "maitres-espions") qui coordonnent les différentes opérations[Harvey Bullock est le Fou chargé des liaisons avec les différents services de polices. De prime abord, Harvey ressemble à une brute stupide peu soucieuse d'hygiène corporelle (ce n'est pas totalement faux), mais vaut en fait beaucoup mieux que cette première impression. Ancien policier en tenue de Gotham City, entré au FBI par concours interne, détaché auprès du préfet de police Jim Gordon pour le circonvenir politiquement, Harvey Bullock s'est rapproché de ce dernier, et a joué ses relations fédérales pour entrer à Checkmate et prendre du recul avec Gotham city (trentenaire trapu, brun et mal rasé, aux vêtements fripés tâchés de nourriture ; "tough guy", grand cinéphile et amateur de jazz devant l'Éternel).].
    Enfin, les Knights/Cavaliers sont le "service action" de l'agence, des gros bras surentraîné en 'combinaisons complètes' à la gamme d'interventions étendue, de la surveillance aux raids contre le crime organisé. Le projet "Peacemaker" (l'utilisation officieuse du vigilante éponyme pour des actions illégales) est placé sous la responsabilité des cavaliers.
    A la tête de cette organisation, on trouve le King/Roi ou la Queen/Reine, devant rendre compte d'abord au responsable de la Task Force X (c'est à dire Amanda Waller), puis au CBI lorsque la Task Force X est dissoute. Harry Stein est le Roi actuel.
    Le quartier général de l'agence est une base secrète dissimulée sur le complexe industriel des "industries Konig", dans les faubourgs de Washington, DC. Le centre de formation des cavaliers est appelé le "dôme", et sa localisation est confidentielle.

    -  le National Bureau of Intelligence (NBI) : N'existe pas en tant que tel ; il ne s'agit en réalité que d'un organisme directement sous l'autorité du CBI (donc de "Sarge" Steel), afin d'être son relais sur le terrain. Ses effectifs sont microscopiques, mais ses agents sont très doués et polyvalents ; le responsable en est "King Faraday", un petit homme grisonnant, sec, le coté droit du visage marqué par une impressionnante balafre, loyal et éprouvé. Nightshade y a débuté sa carrière (NB : chez l'éditeur charlton, racheté par DC avec ses persos, Sarge Steel,The Question,...)

    -  Le projet "Atom" : Le Captain Atom (Nathaniel adams) est un super-héros catégorie poids lourds, dont les pouvoirs de manipulation de la matière résultent d'un transfert temporel accidentel lors d'une expérience de l'USAF en 1967, et intégré dans les rangs de l'US Army sous la supervision de l'excentrique et inquiétant général Wade Eiling, rattaché à l'USSOC (le centre de commandement des opérations spéciales US) ; le projet en lui-même est "confidentiel-défense", mais n'a pas véritablement de composante "renseignement". Le projet "Atom" vise à théoriser l'utilisation rationnelle de super-soldats dans un cadre tactique efficace, mais a été étendu à toute une séries d'autres applications, notamment la création contrôlée de méta-humains (le premier résultat étant le très puissant mais instable Major force ; pour les amateurs, on pourrait même raisonnablement penser que la DDI du général "Swamp thing" sunderland gravitait dans le même microcosme...). Divers groupes de super-héros militaires sont donc à la disposition des forces armées US, qui sont les seules à faire appel aussi massivement à cette aide[Dans les numéros 23 à 25 de l'agréable JLA version Grant Morrison/Howard Porter, les vedettes de l'univers DC se font littéralement botter le cul par les "Ultramarines" du général Eiling, alors que ce dernier, atteint d'une tumeur cérébrale, se prépare à transférer sa conscience dans le corps du puissantissime super-villain Shaggy man. Un bel exemple de la synergie super-pouvirs-tactique-appui militaire lourd...].

    -  La Task force X : La présente incarnation de la "Task Force X" a été voulue et imposée par Amanda Waller, au grand dam de certains éléments plus établis des services secrets américains. Sa face légale est l'agence "checkmate", tandis que son bras armé clandestin est la "Suicide squad". Les deux sont - initialement - placées sous la direction de Waller, directrice de la task Force X, mais elle ne commande directement que la seule "Suicide squad".

    -  L'URSS (la série date de 1987...) : La politique de l'union soviétique concernant les méta-humains a toujours radicalement divergé de celle des Etats-Unis. Le gouvernement russe a en effet activement cherché à limiter, voire à supprimer (notamment sous l'ère stalinienne) sa population de super-héros, tout en étudiant paradoxalement le moyen de créer de tels individus. Le résultat est que la population paranormale y est proportionnellement plus réduite, mais mieux intégrée à l'appareil d'état. Hormis les "People's heroes", un groupe de sur-humains peu représentatifs et surtout destiné à l'opinion publique, le KGB dispose d'une équipe officielle de supers, les "Red shadows" (avec le sous-groupe de pseudo-Flash, la "Blue trinity"), en plus d'un nombre élevé de super-agents clandestins (dont par exemple Stalnoivolk).
    Tous ces agents hors normes sont traités par le maitre-espion Zastrow, heureusement bien plus rusé et pragmatique que son apparence caricaturale ne pourrait le laisser supposer (vieillard chauve au profil sec d'oiseau, en imper, lunette noire fumées et feutre mou).
    Le seul groupe indépendant toléré est "Soyuz", préservé du harcèlement des autorités par sa popularité et le jeune âge de ses membres.
    L'armée rouge n'emploie pas de super-héros, contrairement aux USA, mais dispose d'une force importante de soldats d'élite en "combinaisons complètes" robotisées connue du public américain sous le sobriquet de "Rockets Red", sous l'égide du GRU (renseignement militaire), et donc susceptibles d'intervenir lors d'opérations de renseignement.
    Le ministère de l'intérieur (dont dépend le KGB) et celui de la défense (GRU) étant à couteaux tirés, les coups tordus entre ces rivaux ne sont alors pas rares.

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