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    City of Heroes : City of Heroes
    par FX le 10 février 2006
    - Genre : Super-Héros
    -  Editeur : NC Soft
    -  Nationalité : ?
    -  Langue : Anglais/Français
    -  Prix : à partir de 19€
    -  Ressources : une clé pour jouer, et plus dans la version Deluxe

    Univers

    City of Heroes s'étale sur la ville de Paragon, quelques années après la guerre contre des envahisseurs extradimensionnels, les Riktis. Apparus de nulle part, ils ont fondu sur la Terre, et ont épuisé pas mal de super héros avant que les principaux groupes de Super Héros, l'Alpha et l'Omega Team, n'arrivent à contre attaquer et à faire cesser la menace... pour l'instant.

    Paragon pense ses blessures, et les vieux super-héros sont maintenant des légendes, mortes ou disparues pour préserver la paix. Néanmoins, cette ville qui a toujours abrité les metas a également attiré de nombreux génies du crime, organisations secrètes et criminels de basse extraction. Les corporations et les organisations héroïques paragouvernementales ont également modelé l'apparence de nombreux quartiers, les abandonnant parfois avec pollution, rouille ou rêves brisés.

    Paragon doit toujours défendre ses citoyens, et fait donc appel à toutes les nouvelles forces qui, exaltés par les histoires de leurs pairs morts à la guerre ou par l'histoire même de Paragon accueillant les meta-humains, trouvent le courage de faire régner la justice et le bon droit. Cette nouvelle jeunesse demande à être canalisée parfois, de même que les habitants, et des murs épais cloisonnent les différents quartiers, afin que les zones les plus dangereuses ne fassent pas de nouvelles victimes. Néanmoins, niveaux de sécurité mis à part, il y a du boulot pour chaque super-héros de Paragon City.

    Le Jeu

    A l'heure où l'on peut feuilleter gratuitement le starter kit du jeu de rôles papier de City of Heroes (par Eden Studios), il est bon de présenter la facette héroïque d'un MMORPG dédié au thème qui nous est cher, le super-héroïsme. Se mettre à ce genre de jeu qui demande des heures et des heures de jeu pour arriver à faire progresser son personnage rebute beaucoup de rôlistes, qui préfèrent (comme on les comprend) s'asseoir à une table entre potes et faire rouler les dés que de se mettre devant un écran pour aller chatter avec des inconnus. Néanmoins, le background, la mise en images et le roleplay "live" ont de quoi aguicher l'amateur, qui devra de toute façon tremper un bout de son imaginaire dans City of Heroes s'il veut pleinement apprécier le jeu de rôles papier qui en découle.

    Les parents ont longuement critiqué les dessins animés de notre enfance, dans lesquels les personnages passent leur temps à se battre. Dans les comics, c'est la même chose, les intrigues finissent généralement sur un combat entre les gentils et les méchants, et tout le monde repart frais et dispo pour le numéro suivant. L'orientation des développeurs de Cryptic Studios face à la concurrence ont été à peu près identiques : faire un jeu massivement multijoueurs orienté combat, mais le faire bien. Pas d'objets dans tous les sens, pas d'exploration, City of Heroes vous offre uniquement la possibilité de combattre les méchants à travers des missions variées, et d'en tirer prestige et influence. Vous pouvez patrouiller la ville à la recherche de voyous à corriger (ou, à haut niveau, de hordes extraterrestres à éradiquer), ou aller voir vos indics pour être mis sur une piste qui fleure mauvais le mal. A vous ensuite de choisir si vous voulez foncer tout de suite, ou si vous voulez appeler votre "crew" pour aller botter le cul des vilains. De vos visites de quartier et de vos combats, vous en retirerez des badges plus ou moins rares, qui feront votre fierté face à vos compagnons de justice.

    Et c'est tout, raison pour laquelle le jeu a été qualifié de très répétitif à la longue par la presse spécialisée. Néanmoins, c'est la tendance du moment, puisque Guild Wars fait un carton parmi les nouveaux fans de online, et Dragonshard (le MMORPG de D&D) s'est basé sur le dungeon crawl pur et dur. Une orientation qui, outre satisfaire la population amatrice de montage de niveaux et de PvP, s'explique par le temps passé derrière le PC : Aujourd'hui, il existe une cible de joueurs occasionnels qui ont envie de pouvoir jouer en ligne pendant une ou deux heures et avoir eu la sensation de progresser avec leur personnage. City of Heroes satisfait parfaitement cette demande, et grâce à des prix attractifs (15 - 20 euros pour le jeu et le premier mois) et une traduction de bonne facture s'assure une communauté française active, qui remplit chaque soir le serveur Vigilance.

    Forme

    En s'engouffrant sur un thème aussi spécifique que les super-héros, le poulain de NC Soft développé par Cryptic était très attendu sur l'ambiance et le fait de réunir les différents éléments qu'affectionnent les fans du genre. Et là dessus, c'est une réussite complète.

    Le jeu est tout d'abord célèbre pour son créateur de costumes, lequel vous permet de créer l'apparence de votre héros de A à Z, que ce soit au niveau de la corpulence, de la morphologie ou des collants que vous portez. A haut niveau, vous bénéficiez en plus de la cape, outil de classe ultime pour un super-justicier, et d'une aura. Enfin, si vous n'avez pas pris les bons choix au début, plus concentré sur les pouvoirs que sur le look, vous pourrez faire un tour chez le tailleur pour une séance de relooking complète.

    Le déplacement est le deuxième élément essentiel du super-héros. Pendant que les humains marchent tranquillement ou prennent leur voiture, vous devez traverser la ville à toute vitesse pour rejoindre la prochaine bataille contre le mal. Quatre pouvoirs sont à votre disposition pour cela. Le vol, tout d'abord, le pouvoir de super-héros par excellente, qui offre une liberté totale de déplacement en sacrifiant de la performance sur les autres méthodes de déplacement. La téléportation ensuite, façon Diablo, où vous ferez des petits sauts à vue pour vous déplacer : très utile en combat, quasiment instantané, mais très éprouvant aussi (pour le personnage comme pour le joueur). La super-vitesse et le super-saut complètent la panoplie à disposition, offrant de très bonnes performances dans les villes et les terrains peu escarpés, mais un enfer pour circuler dans certaines zones à haute dénivellation.

    Ensuite viennent les pouvoirs. Vous retrouverez une grande partie des classiques des justiciers en collants, des griffes lacérantes aux illusions mentales, en passant par le feu, la glace, la terre ou les arts martiaux. Les manipulateurs d'armes sont également de la partie, avec l'épée, la masse, la hache, le fusil d'assaut ou encore l'arc et ses flèches surprise. Tous les héros ont deux catégories de pouvoir, une primaire et une secondaire, qu'il développera tout au long de sa carrière. Monter de niveau ne vous autorise pas à changer ou accumuler d'autres catégories de pouvoir, en revanche une série de pouvoirs auxiliaires accessibles à tous (dont font partie les capacités de déplacement) tempèrent cette rigidité.

    N'imaginez pas pour autant que tous les héros se ressemblent. Au sein d'une catégorie, vous êtes libre de développer les pouvoirs qui vous plaisent et souvent de les typer comme vous l'entendez. Les améliorations que vous placez dedans offrent une palette d'effets variés : dégâts bien sur, mais aussi désorientation, précision, résistance, provocation et peur, projection et cetera.

    Une fois que votre héros est créé, dressant fièrement son torse costumé les poings crépitant d'énergie, vous aurez lui trouver une famille avec laquelle il signera ses plus hauts faits. Le super-groupe en retour l'accueille dans une base d'entrainement, offrant soins, téléportation dans différents lieux de Paragon ou encore des ateliers de fabrication pour de nouvelles défenses de groupe. Accoquiné d'autres porteurs de collants, il ira enchaîner des missions, bénéficiant des conseils de ses mentors quand ces dernières sont trop ardues pour lui. Le système de disciple, très bien pensé, permet à chacun de grouper avec des niveaux très différents sans être pénalisé de ne pas avoir "le bon niveau", comme c'est le cas dans tous les MMORPGs concurrents. Le teamplay ne s'arrête pas à cela, bien entendu : si les pouvoirs ont tous des effets orientés sur le combat, c'est dans la complémentaire et le jeu en équipe que City of Heroes se révèle jouissif et pleinement dans sa thématique. Ah la joie de déclencher les tempêtes comme Storm pour repousser vos ennemis pendant que votre pote sort ses griffes de Serval pour les lacérer deux mètres plus loin, ou que le chauve muni de pouvoirs mentaux plonge les vilains dans la confusion la plus totale ! C'est précisément en participant à des combats de papier glacé qui prennent vie sous vos yeux que vous avez toutes les chances de tomber amoureux du titre, et d'en vouloir toujours plus : plus de pouvoirs, plus d'alter ego, plus de potes !

    L'ambiance propre à Paragon est assurée par une multitude de détails : des affiches contre les mutants, des habitants qui vantent vos exploits quand vous passez à côté, et des altercations entre vilains qui se tabassent entre eux (ou rançonnent les citoyens).

    Et le PvP ?

    Tout MMORPG se doit d'avoir du PvP (joueur contre joueur). City of Heroes a mis son temps pour se lancer, et a choisi encore une approche différente de la concurrence : ils ont créé un jeu pour les vilains (City of Villains), et offrent aux héros déjà bien avancés de passer de l'autre côté, et pour les plus chauds d'aller attaquer les bases ennemies. Des arènes offrent également la possibilité de challenges amicaux entre alliés. L'offre est donc bien en-dessous des luttes Royaume contre Royaume des titres médiévaux ou des zones de non-droit où les niveaux 50 s'amusent à pourchasser les nouveaux, mais respecte bien l'esprit super-héroïque recherché par les fans. Certains badges ne peuvent s'obtenir que par des missions en super-groupe ou par le PvP, il vous faudra par conséquent explorer ces aspects de jeu si vous avez la collectionnite avancée.

    Conclusion

    City of Heroes a bien respecté son cahier des charges : une ville remplie d'hommes balançant de l'électricité ou bondissant dans tous les coins, avec des super vilains à choper sur le chemin et des extraterrestres et des êtres dimensionnels en guise de quête ultime, tout est comme dans les bds de notre jeunesse. La technique ne vient pas trahir cet esprit, et offre un teamplay très addictif si vous aimez les tactiques bien huilées et les débauches d'effets visuels de combat. Reste un immense désespoir pour le rôliste : une absence totale de roleplay. Si vous vous hasardez à faire de vraies phrase, vous aurez toujours à côté le joueur de MMORPG pour vous lancer un "rava 15 lft lfg". Evidemment, vous êtes libres d'intégrer une équipe qui verse dans le RP, mais vous serez tout de même limité par le manque d'expressions et de lieux de rencontres hors mission pour raconter vos histoires de super-héros. Un gâchis sur un tel thème, mais nécessaire pour faire vivre aujourd'hui un jeu de qualité, mis à jour gratuitement sur un rythme bimestriel (pas d'add-on à acheter plus cher que le jeu de base). Si les combats en collants vous passionnent, abandonnez vos listes de pouvoir complexes des jeux de rôles papier et venez vous faire quelques personnages à City of Heroes. Si c'est plutôt des prises de tête à la Daredevil qui vous passionnent, restez à vos jets de dés. Un mix des deux est toujours possible !

    A noter que le créateur de costumes sera bientôt disponible gratuitement en version standalone.

    Version Imprimable