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    Films : X-Men 2
    par Ishar le 17 mars 2004
    X-Men premier du nom était plein de bonnes intentions, cela ne fait aucun doute, mais était entâché de défauts assez lourds : un scénario creux, se contentant d'une galerie de personnage, certes cohérente, mais qui grillait la priorité à une vrai histoire. Côté réalisation, Bryan Singer n'avait pas jusqu'ici trempé dans l'actionner, et ça s'est senti, le film étant un peu mou. Dernier point, une esthétique intéressante mais qui faute de budget, avait donné lieu à quelques moqueries.
    Avec le 2e volet, toutes ces erreurs sont - presque - corrigées. Détails.

    Esthétique

    La premier X-Men avait revu l'esthétique de la BD, évidement trop colorée pour marcher sur grand écran. Un budget un peu juste avait hélas entrainé quelques plans malheureux (Tornade en vol, une catastrophe...).
    Avec un budget revu à la hausse (c'est un euphémisme), on attendait une esthétique sans faille pour sa suite. Pari gagné, grâce aussi à une équipe artistique sui connait mieux les personnages.
    Mais c'est la gestion des scénes d'action qui impressione le plus. Bryan Singer avait montré dans X-Men 1 que ce n'était pas vraiment sa spécialité, et là la suprise est de taille. On en prend plein de la tête dès la scène d'introduction, l'un des plus hallucinante que j'ai jamais vu depuis longtemps. Elle est non seulement parfaitement montée, mais saisi impécablement le style de son principal protagoniste (Diablo) - voir la partie Adaptation.

    Scénario

    Malgrès les bonnes intention des scénaristes de permettre aux néophites de rentrer l'univers des mutants, le script du premier X-Men se bornait trop à présenter les personnages, en oubliant de raconter une vrai histoire contruite.
    Bryan Singer, pour ce deuxième opus, considère que l'on connait maintenant l'univers de la BD, et rentre donc directement dans le vif du sujet. On évite ainsi les écueils du premier, même si cela le rend plus difficile d'accès. Place donc à l'histoire, et quelle histoire ! C'est l'un des épisodes les plus célébres des X-Men qui est ici adapté. Intelligence et profondeur du propos, on s'éloigne du classique bon mutant/méchant mutant.
    Le traitement du réalisateur permet par ailleurs de ranger ce film dans la catégorie "la preuve qu'on peut faire des films d'action intelligent", aux côtés de Volte Face de John Woo entre autre. Car c'est bien du comics de Super héros auquel nous avons droit ici, comme le prouve son orientation "à fond de caisse", mais l'action sert ici le propos et l'histoire (à l'opposé du récent et catastrophique Matrix Revolution).
    Seul point noir du film, le script s'essoufle un peu sur la fin, d'ailleurs le réalisateur lui même semble perdre le fil dans des scénes d'action un poil plus confuses. On a ainsi droit à l'unique scéne à la fois moyenne et inutile du métrage : le combat entre Deathblow et Wolverine.

    Adaptation

    Justice est définitivement rendue. Sans s'enfermer, l'esprit des X-Men est là. Il est vrai que certains personnages semblent mis en retrait (Cyclop, Tornade) par rapport au comics, mais ce serait oublié la difficulté d'adapter un univers où sont apparus des dizaines de personnages. Et même si on aurait aimé une Tornade plus proche de son rôle de "déésse", ou une apparition du Fauve, Bryan Singer arrive à nous faire sentir que derrière les personnages qu'il met en avant se cachent des dizaines d'autres, qui ne sont pas moins importants mais ont juste un rôle plus faible dans l'histoire qu'il nous conte.
    Encore plus que dans le premier opus, les caméos sont ainsi savemment distillés, donc un plus que jouissif de Colossus. Par ailleurs, l'un des crédos des X-Men a été de montrer parfois ces personnages dans des situations de vie quotidienne, en leur donnant des problèmes et envies très humains. Entre autre à travers le triangle amoureux Pyro-Malicia-Iceman, le film n'oublie pas ce point, servant ainsi le double objectif de les rendre plus attachants et de servir l'une des idées du scénario (les mutants ne sont au fond pas différents des humains).
    On notera enfin que la fin du film (chuuut !) reprend une scène de la BD et annonce ainsi ce à quoi nous aurons droit dans le fort probable troisième épisode.

    Conclusion

    Ce film est donc presque parfait. Deux défauts l'empêche d'atteindre le niveau de Spiderman toutefois : un scénario inégal, en perte de vitesse sur les trois derniers quart d'heure, et une bonne partie des efforts fait pour ce film que seul les connaisseurs seront apprécier. Défauts en majeure partie noyés dans un film par ailleurs excelent.

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