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    Le Suicide Squad : 1. Introduction
    par KYBerger le 16 mars 2004

    Histoire éditoriale

    La SUICIDE SQUAD ("l'escadron suicide") est une série régulière publiée par DC Comics entre 1987 et 1992. Ce n'est certainement pas la série la plus marquante de la période, mais elle reste suffisamment originale et intéressante pour mériter un (petit) coup de projecteur.
    Son créateur et scénariste était John Ostrander, plus tard rejoint par Kim Yale, writer prolifique au style très classique, mais adulte, également connu pour son personnage 'Grimjack', pirate cosmique amoral évoluant dans l'univers First comics.

    Plusieurs dessinateurs se sont succédés sur cette série, le plus régulier étant Luke Mc Donnell, dont le style très rigide, mais efficace, épousait parfaitement les solides scénarii du couple Ostrander/Yale ; quelques artistes plus atypiques, tels John K. Snyder III ou Geof Isherwood, ont également illustré les (mes)aventures de la Suicide squad avec talent.

    On ne peut néanmoins que regretter l'absence d'un dessinateur du calibre d'un John Mandrake (au hasard...), qui aurait certainement insufflé une dimension supplémentaire à la série, à l'instar de son association avec Ostrander sur les excellents "The Spectre" et "Martian Mahunter " (DC). A noter que les 66 numéros de la Suicide squad préfigurent déjà certains des éléments qui feront le succès de ces deux séries : utilisation de personnages pré-établis (le concept même de l'escadron suicide date du Golden Age), traitement réaliste et novateur, sans jamais basculer dans le "révisionnisme" de certains auteurs anglais, comme le démontre la comparaison avec les revivals contemporains de la "Doom Patrol" et de "Shade the changing man", remarquables, mais très éloignés des oeuvres d'origines.

    En 2001, la série renaît sous la plume de Keith Giffen, dans la droite lignée de la série de 1987.

    Concepts de la série

    Le concept est relativement simple : de l'espionnage à la sauce "super-héroique". L'escadron suicide est le bras armé clandestin d'une agence de renseignement dépendante du conseil de sécurité national (NSC) de la présidence US, employant principalement des super-criminels "jetables", volontaires ou non, et dont les missions servent l'intérêt national hors des limites de la légalité.
    Une sorte de cocktail "Les douze salopards", "Mission impossible" et univers DC, pour résumer.

    L'ambiance de la série n'est pas celle d'un "Vertigo" sombre et intellectualisant, mais bel et bien celle d'un comics book mainstream, avec toutes les conventions du genre (costumes plus ou moins ridicules, gadgets, supervillains, guest-stars,...), mais dont l'idée de départ est assumée jusqu'à son terme.

    En effet, la différence notable avec tant d'autres "équipes de super-héros" est l'absence quasi-totale de manichéisme : les personnages principaux sont les "méchants" ou les seconds couteaux des séries phares de l'éditeur, et les scénarii regorgent de manipulations, de conflits de personnalité ou de luttes de pouvoirs.
    Un autre point fort est le brio avec lequel Ostrander aura utilisé la "continuité" maison, en recyclant divers personnages obscurs ou oubliés, pour peupler les pages de son comics : Black orchid, Deadshot, King Faraday, Shade the changing man, transformation du Penguin en maitre-planificateur, de la Batgirl paralysée post "Killing joke" en Oracle ou du super-villain Kobra en chef sectaire,...
    Ce recyclage s'accompagne d'un traitement "crédible" - surtout dans la dernière période de la série -, manifeste par exemple dans des personnalité moins simplistes qu'il n'y parait, qui inscrit les missions Suicide squad dans un contexte géopolitique décalqué sur le Monde Réel (TM). Si on ajoute un niveau de pouvoir relativement faible, un taux de mortalité élevé favorisé par l'anonymat relatif des intervenants, et un rapport à l'échec que l'on ne retrouve que dans peu d'autres titres DC de l'époque ("Green arrow" & "The Question" ?), on obtient un ton général vraiment atypique pour une série 80's mainstream.

    La "suicide squad", en association avec les séries-soeurs "Checkmate", "Firestorm" et "Manhunter", devient vite la pierre angulaire d'un "super-monde de l'ombre" cohérent, qui s'insère néanmoins harmonieusement dans l'univers DC le plus canonique ; sur un mode mineur, une réussite comparable à celle du "Swamp thing" d'Alan Moore. Si, si !

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