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    Compte-rendu Salons : Le Monde du Jeu 2005
    par Ishar le 17 octobre 2005
    Le déménagement du Monde du Jeu l'année dernière dans un lieu plus grand lui avait fait beaucoup de bien. Sans quitter le Parc des expos porte de Versailles, il bouge encore cette année, du hall 8 au hall 6. Avec 2000 m2 supplémentaires, on ne pouvait qu'espérer un MdJ si ce n'est grandiose, en tout cas mieux structuré.

    Organisation absente

    De ce côté hélas, c'est une déception. Pour la 1ere fois, le MdJ accueille en effet la finale française de la Cyber League - une compétition mondiale de jeux vidéos au niveau mondial. Sans la moindre nouveauté, le jeu vidéo a (encore) méchamment étendu ses tentacules, et sera le principal bénéficiaire de l'espace supplémentaire...

    ...avec le manga, invité d'honneur de ce salon. Deuxième hélas : ce choix ne relève d'aucune volonté éditoriale. Les 1000 m2 qui lui sont alloués sont quasi exclusivement composés de magasins. A l'exception d'un cosplay (concours de déguisements manga), aucune activité, aucune exposition et surtout aucun lien entre les différents types de jeux n'est fait. Les prétextes étaient pourtant nombreux, avec de nombreuses créations d'inspiration manga, des jeux de cartes aux jeux vidéo en passant par les JdR. Un simple dépliant orientant le visiteur (tel magasin de mangas par ici, telle démo d'un jeu d'inspiration manga par là) aurait pourtant suffit, mais les organisateurs ne se sont même pas donnés cette peine.

    Des magasins

    Nous passerons aussi rapidement sur les nombreux magasins présents : ce n'est pas au MdJ qu'on peut faire des affaires, surtout cette année. Les stands se sont bien réduits il faut dire, si bien qu'ils n'ont guère apporté que les valeurs sûrs - comprendre : plus de figurines et jeux de cartes à collectionner que de jeux de rôle.

    Les déstockages sont moins nombreux que l'année dernière, et on voit comme chaque année des raretés vendues à des prix exorbitants. Cette année, mention spéciale pour une version photocopiée des Année Folles pour l'Appel de Cthulu à 30 euros. Vendre une photocopie, sans même parler du prix, c'est franchement douteux.

    Des Associations

    Heureusement, les associations ont bel et bien répondu présent. Les stands ont un peu rétrécis, mais tout le monde semble s'en arranger et les programmes sont toujours aussi chargés. Il y a encore 5 tables de démo sur le stand du Grog ! Et comme chaque année, c'est un plaisir de voir les associations dédiées à un jeu en particulier (La Voix de Rokugan, les poulpes de T.O.C.) présenter et initier les visiteurs à leur jeu fétiche.

    En assurant le gros des animations du salon, les associations montrent encore et toujours leur rôle essentiel au sein du MdJ.

    Des éditeurs

    Cette année, de nombreux de projets amateurs ayant sauté le pas de l'édition professionnelle sont au programme. Souvent organisés en éditeurs associatifs, certains sont encore en chantier (Crimes, Tigres Volants), d'autres des produits finis en vente (Palimpeste, Brain Soda en exclusivité pour le MdJ). Un mois après la mort de deux éditeurs français (Darwin et EWS), c'est rassurant et même stimulant de voir que les projets sont encore nombreux et surtout, qu'ils aboutissent !

    Les autres éditeurs ne sont pas en reste. Le 7e Cercle a organisé séances de dédicaces et parties de démo autour de la grosse nouveauté du salon, Qin. Il présente aussi London 1888, un jeu de plateau sur Jack l'Eventreur. Oriflam propose lui le dernier supplément Post Mortem. L'éditeur US n'était pas là, mais Shadowrun 4e édition était disponible auprès des boutiques. Tous les exemplaires sont partis le vendredi... On pouvait aussi profiter du premier supplément pour Te Deum pour un Massacre, un écran et un recueil de scénario, a un prix spécial. Et j'oublais le très joli Talislanta chez les Ludopathes, lui aussi en exclusivité !

    Mais il convient de remarquer que les éditeurs n'étaient pas là que pour vendre. Ils assurent presque tous des démonstrations de leurs jeux avec un plaisir palpable, parfois sur leur stand mais aussi en partenariat avec les associations.



    Il y aura finalement rarement eu autant de nouveauté à essayer (et à acheter) sur le MdJ. Des auteurs inspirés et motivés, des éditeurs qui s'investissent pour faire vivre de beaux projets, des associations qui savent faire jouer et découvrir : Messieurs, vous avez fait de ce salon une réussite malgré l'indifférence éditoriale complète de l'organisation, alors chapeau bas !

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